Les superbactéries aussi résistantes que jamais !

Douze familles de superbactéries ont été révélées par l’Organisation mondiale de la santé ou OMS, pouvant entraîner une infection mortelle. Il est urgent de développer rapidement des antibiotiques pour combattre ces bactéries déjà très résistantes aux traitements actuels. L’antibiorésistance est un problème qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans le domaine médical. Que peut-on faire pour combattre la résurgence des maladies infectieuses incurables à cause de ces superbactéries ?

Les infections mortelles sont bien réelles

Nombreuses sont les bactéries qui ont su développer une résistance, dans la plupart des cas à cause d’une erreur de dosage ou de durée de traitement plutôt que par le choix même de l’antibiotique. Pour combattre ces bactéries résistantes, des antibiotiques de dernier recours, les plus récents qui soient, ont été conçus et mis sur le marché. Pourtant, trois familles de bactéries y résistent encore, dont l’Acinetobacter, le Pseudomonas et les entérobactéries (E.coli par exemple). Ces bactéries peuvent causer des infections sévères comme une infection sanguine ou encore une infection des pneumonies. Actuellement, les douze superbactéries sont classées en priorité élevée et moyenne. Elles sont de plus en plus résistantes et engendrent facilement des maladies courantes, mais dangereuses comme l’intoxication alimentaire par les salmonelles.

Les médecins sont à court d’options thérapeutiques

Le nombre de bactéries résistantes ne cesse d’augmenter d’un côté et leur résistance devient de plus en plus forte de l’autre côté. Les corps médicaux sont à court de traitements puisque les nouveaux antibiotiques dont ils espèrent tant peuvent ne pas être mis au point à temps pour combattre cette résistance. La situation est alarmante puisqu’une étude britannique montre que les infections d’origine bactérienne tueront autant de personnes que le cancer. 10 millions de personnes par an pourraient mourir de ces infections d’ici 2050. Trois autres familles de bactéries dites de priorité moyenne inquiètent également l’OMS, dont le pneumocoque responsable des pneumonies et des méningites, le Shigella spp responsable des infections intestinales et le Haemophilus influenzae responsable des infections comme l’otite.

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